PONTOMEDUSA :
C'est un banc de sable qui s'élance dans la mer, une main tendue vers le grand large. Son phare, ce fier berger des navires, avec son air de derviche tourneur et sa tête incandescente, fouette les nuages, rembarre le vent, discipline les grains de toutes forces et, au sortir de la tempête, alors que le ciel tente d'imposer des traces d'azur, compte ses ouailles reconnaissantes qui hoquettent encore sous les effets des frayeurs qu'elles viennent de vivre. Ses maisons enchevêtrées arborent dans un silence écrasant la chaux éteinte depuis des siècles d'un air vainqueur, comme satisfaites d'être aussi souvent ravivées. Le temps n'a plus son cours à Pontomédusa, il n'en fait qu'à sa guise, il laisse aux âmes qui y vivent, le choix de le prendre ou de le perdre. Certains ont pris l'option de le regarder passer... Et d'y vivre, tout simplement.
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C'est un banc de sable qui s'élance dans la mer, une main tendue vers le grand large. Son phare, ce fier berger des navires, avec son air de derviche tourneur et sa tête incandescente, fouette les nuages, rembarre le vent, discipline les grains de toutes forces et, au sortir de la tempête, alors que le ciel tente d'imposer des traces d'azur, compte ses ouailles reconnaissantes qui hoquettent encore sous les effets des frayeurs qu'elles viennent de vivre. Ses maisons enchevêtrées arborent dans un silence écrasant la chaux éteinte depuis des siècles d'un air vainqueur, comme satisfaites d'être aussi souvent ravivées. Le temps n'a plus son cours à Pontomédusa, il n'en fait qu'à sa guise, il laisse aux âmes qui y vivent, le choix de le prendre ou de le perdre. Certains ont pris l'option de le regarder passer... Et d'y vivre, tout simplement.
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