Escale à Pontomédusa, huile sur voile, 2,50m x 1,40m

PONTOMEDUSA :


C'est un banc de sable qui s'élance dans la mer, une main tendue vers le grand large. Son phare, ce fier berger des navires, avec son air de derviche tourneur et sa tête incandescente, fouette les nuages, rembarre le vent, discipline les grains de toutes forces et, au sortir de la tempête, alors que le ciel tente d'imposer des traces d'azur, compte ses ouailles reconnaissantes qui hoquettent encore sous les effets des frayeurs qu'elles viennent de vivre. Ses maisons enchevêtrées arborent dans un silence écrasant la chaux éteinte depuis des siècles d'un air vainqueur, comme satisfaites d'être aussi souvent ravivées. Le temps n'a plus son cours à Pontomédusa, il n'en fait qu'à sa guise, il laisse aux âmes qui y vivent, le choix de le prendre ou de le perdre. Certains ont pris l'option de le regarder passer... Et d'y vivre, tout simplement.



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Escale à Pontomédusa, huile sur voile, 2,50m x 1,40m
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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 11:46

Modifié le vendredi 01 février 2008 05:53

Hélis

Hélis
HELIS

Vers l'age de trois ans, hélias partit en mer avec son père. Emporté par la houle, le bateau tangua tant que l'enfant lent, l'ange, bascula bas, bas...culbuta dans l'écume laiteuse et vit par en dessous des eaux désodorisantes et pas désopilantes pour deux sous. En bon fils de marin qui se respecte, sa descente fut rapide, enivrante, jusqu'a ce qu'il tombe dans les mailles du filet que son père venait de lancer.S'il sut se soustraire à ce sort sordide en ressuscitant et sortir sain et sauf de cette soupe si salée, il dut cependant concéder aux abîmes le Aaaahhhh! Qui l'avait accompagné dans sa course. Cette année là c'est en hélis qu'avec délice il s'offrit une vie sans vice et s'en versa, sans gaspiller cet élixir.
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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 11:59

Modifié le jeudi 31 janvier 2008 15:39

La murène,huile sur voile, 1,40m x 1,00m

La murène,huile sur voile, 1,40m x 1,00m
LA MURENE

Comment s'imaginer qu'au détour d'une limande défraîchie, à deux pas d'un maquereau gominé ou sur les traces d'une morue défrisée se tient sur ses deux pinces notre Murène locale. Grande gueule de son état, baroudeuse des mots salés, entremetteuse occasionnelle de la bleusaille moussaillon, elle ne jure que par son mouflet d'Hélias, progéniture et unique pourvoyeur de poiscaille à bouillabaisse. La romance ne lui fait pas peur, pas plus que les mâles en chasse d'ailleurs; elle est blindée, endurcie à la plancha et flambée à l'exo 7. Une vie amoureuse aussi chargée qu'un fusil à lamproie et une peau plus laminée qu'une baleine en fin de vie. La Murène, c'est pas un monument, c'est une place forte!
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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 12:03

Modifié le jeudi 31 janvier 2008 15:23

Octopus

Octopus

Octopus [octopousss] Non Féminin – 8 ; de l'Oc : taupe U.S. : bestiole marine qui a le bras long et le style haut. Les histoires sur le milieu naturel de la pieuvre sont nombreuses. Elles révèlent un univers inquiétant, sombre, très « Ma fille au zoo », cet excellent ouvrage dû au non moins excellent zoologue Stéph. Alopode, à qui l'on doit la célèbre maxime : Qui tente, accule !
Cet animal mystérieux qui se nourrit surtout de crustacés, excelle dans l'art du « suce pince ». Très sensible, son passe temps favori consiste à dévorer du regard, quel que soit son volume, l'épaulard de série noire et blanche. Mais il peut aussi s'exprimer ; il sait comment vous toucher d'un seul jet d'encre - sans pousser les cris qui tuent - et vous imprimer une marque profonde, étrange et pénétrante.
Ainsi se met en scène la vie du poulpe.
Ex : Chérie ! j'aime bien ton coté octopupuce, mais je te préfère en wonderbra !
HOMO. Faut qt'tu pousses !
CONTRAIR. limande
SYNON. Shiva des eaux

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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 12:05

Modifié le mardi 01 avril 2008 05:03

Par le hublo du Marie-morgane

Par le hublo du Marie-morgane
MANON :

En voilà une, bougre, qu'elle est belle. Plus belle encore qu'une barrière de coraille, la chichoune, plus jolie qu'un c½ur d'anémone de mer. Avant qu'il nous la ramène au port, le petit, le minot de madame La Murène, éh bé ! fan de pachasse ! il avait les yeux qui lui faisaient la tête du cocker. Eh ! non, mule d'escourgue, pas le chanteur, l'aboyeur, le couturier des pététés. Mais, du jour où il nous l'a récupérée du fond de l'outremère, la mélodieuse, c'est devenu un vrai ver luisant. Faut dire qu'elle a des avantages en nature la sardinette et qu'elle n'essaie pas de les cacher au fisque. Ah ! bien sûr, y'a la queue ! Mais si on devait s'arrêter à tous les détails chez tout le monde, rangue de palurde ! Y'aurait des surplus dans les stoques d'apéro.
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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 12:07

Modifié le vendredi 01 février 2008 05:52